Le mystère de la longévité

Ce matin de la mi-août 1970, Louise avait fait une découverte à priori banale, mais qui allait changer son quotidien. Un chat à la fourrure soyeuse et argentée l’attendait sur le pas de sa porte. Son regard vert clair exprimait une assurance tranquille et une intelligence hors du commun. Louise avait aussitôt été conquise. Elle avait alors 50 ans. Veuve et sans enfant, elle vivait seule et ses journées s’enchaînaient au rythme des trois postes qu’elle occupait pour améliorer son ordinaire. Malgré son désir de garder l’animal auprès d’elle, elle avait mené sa petite enquête auprès du voisinage pour trouver le maître de l’animal. Sans succès. Ravie que ses recherches soient restées vaines, elle était allée s’enquérir de l’état de santé du félin auprès d’un vétérinaire. Il lui avait appris que c’était un Mau Egyptien, race de chat très ancienne qui vivait déjà sous l’Egypte antique, époque à laquelle il était considéré comme un Dieu. La marque en forme de « M », qui s’étirait en lignes sur son cou et son dos jusqu’à la pointe de sa queue, était particulière à sa race et en accentuait l’élégance. A la fin de la consultation, l’homme lui avait affirmé que l’animal était en pleine forme, malgré l’âge semblait avoir.« C’est une énigme chère madame ! Ces chats ont une espérance de vie de 20 ans tout au plus et celui-là semble les avoir dépassés depuis bien longtemps. Ne vous y attachez pas trop, hein ! Car sa compagnie pourrait être de courte durée ».Elle s’était abstenue de lui avouer que c’était trop tard. Car si c’était une solitaire – elle ne fréquentait personne en dehors du cadre professionnel – elle ressentait déjà le besoin de sa présence.De retour chez elle, elle s’était interrogée. Comment allait-elle appeler son nouvel ami ? Le caractère énigmatique de l’animal venu de nulle part, son âge incertain et le « M » dessiné sur son front, la guidèrent dans sa décision. Elle l’appela Mystère. Elle était loin de se douter que ce nom lui allait comme un gant.

Mystère était un chat sensible et affectueux qui vouait une véritable adoration à sa maîtresse. Il se frottait câlinement à ses jambes, dos arrondi et queue levée, pour lui manifester sa reconnaissance et son amour. Elle lui rendait bien et s’échinait toujours plus au travail pour lui apporter le confort qu’il méritait. Elle était ainsi Louise. Gentille, Naïve et un peu niaise aussi… « Une oie blanche » comme on dit. Un rien la rendait heureuse ou triste, et le moindre fait devenait un évènement d’une importance démesurée. Elle ne parvenait pas à canaliser sa pensée et ses émotions, prenait les choses comme elles venaient et parlait souvent pour ne rien dire. Bref, Louise ne brillait pas par son intelligence.
En rentrant de ses journées de labeur, elle lui confiait les anecdotes de son quotidien et s’enquérait de son avis. Elle parlait et parlait sans cesse, abordant toutes les futilités de son existence insignifiante. Mystère l’écoutait et semblait la comprendre. Ses yeux se plissaient de plaisir à chaque mot qu’elle lui adressait et il appréciait le soir venu, ces moments d’échange et de complicité. Préférant le langage corporel au miaulement – qu’il avait banni depuis longtemps – il tentait de lui répondre à sa manière en plongeant dans les yeux de Louise, son regard hypnotisant et quelque peu envoutant. N’ayant jamais entendu le son de sa voix, sa maîtresse en avait d’abord conçu une vive inquiétude. Puis elle s’était habituée à ce silence et l’avait accepté. Après tout, son mutisme n’était qu’une singularité de plus qu’elle ne pouvait s’expliquer… Un mystère. Elle n’était pas au bout de ses surprises.

Les semaines et les mois passèrent. Puis les années. Et alors que les cheveux de Louise blanchissaient, que sa silhouette se tassait, et que sa mémoire se dissipait, le temps semblait ne pas avoir d’emprise sur son chat. Son poil restait soyeux, son visage arrondi, son corps musclé. Seule son intelligence paraissait impactée par les années qui passaient, nourrie par les longues périodes de méditation auxquelles il s’adonnait.Car là résidait le véritable secret du félin : mettre à profit son indolence innée pour se concentrer sur l’essentiel. L’immortalité. A ses yeux, l’Homme, dont la seule préoccupation était de produire plus pour consommer plus, n’était là que pour l’aider dans sa quête et s’occuper de son confort. Son énergie ainsi économisée, l’animal n’avait plus qu’à se concentrer sur le primordial. C’est ainsi qu’il était parvenu à en résoudre la problématique. Cela faisait des siècles qu’il observait les êtres humains penser à des futilités et s’exprimer à tort et à travers. Et cela faisait des siècles que ses maîtres se succédaient en toute insouciance.

Ainsi, si la vie de Mystère était éternelle, celle de Louise arrivait à sa fin.

Mi-aout 2018. Louise a 98 ans. Depuis le matin, Mystère n’a pas bougé du fauteuil situé à droite du lit de sa maîtresse et ses grands yeux couleur vert clair restent rivés sur la vieille dame. Il sait qu’aujourd’hui est son dernier jour. Au rythme des gémissements de Louise les heures s’étirent péniblement jusqu’au milieu de l’après-midi.
Temps de méditation pour lui, d’agonie pour elle.
Soudain les paupières de la mourante se soulèvent. D’un bond souple et précis, le chat vient délicatement à ses côtés.
Echange de regard intense.
Il lit dans son âme… « Révèle-moi ton secret ! » supplie-t-elle.
Il accède à son dernier désir et lui livre ses connaissances et sa pensée …

Pour le grand maître, l’Homme se prend !
Pourtant sans cesse il se méprend.
Sans fin il court après le temps,
Sans voir qu’il en perd trop souvent !
Aussi léger que l’est le vent,
Il oublie le plus important :
Il faut savoir prendre le temps
De méditer à bon escient.

Louise, avant de fermer les yeux, comprit mais un peu tard, qu’elle avait bien trop souvent, beaucoup parlé et peu pensé.

 

© Jos Gonçalves le 10 novembre 2018

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Au nom du rire

« Revenons maintenant à cette étrange affaire qui défraie la chronique depuis plus d’un an. Je veux parler bien sûr de celle du « livre tueur ». Rappelez-vous : suite à la mort massive d’acheteurs d’une copie du livre rare et précieux, la « Coena Cypriani », la société eBay avait saisi les services Interpol.

Si le fait n’est pas sans rappeler l’histoire racontée par Umberto Eco dans son livre « Le nom de la rose », il s’en éloigne par son ampleur. En effet, l’évènement prend une dimension toute particulière puisqu’Interpol nous confirme qu’il se déroule dans 10 pays et a fait 2 500 victimes en 15 mois. Oui ! Vous avez bien entendu : 2 500 personnes auraient succombé à l’achat de ce livre! Rajoutons qu’aucun exemplaire de l’ouvrage n’a été retrouvé au domicile des défunts. Autant dire que plus l’enquête avance, plus le mystère s’épaissit…

Alors pour nous aider à y voir plus clair, nous avons invité sur notre plateau, Guillaume de Basvilleker, spécialiste des affaires criminelles liées aux écrits religieux.

–          Bonjour Guillaume. Vous avez votre petite idée sur cette énigme et vous soutenez haut et fort qu’elle n’a rien de divin ou de surnaturel. Depuis des mois vous suivez Interpol dans son enquête et … »

Jorge appuya d’un geste sec sur le bouton stop de sa télécommande. Nul besoin d’écouter ce Guillaume qui ne lui apprendrait rien qu’il ne sache déjà et qui étalait depuis trop longtemps sa pseudoscience sur toutes les chaînes de radio et de télévision.

Il allait bientôt s’occuper de lui, comme il s’était occupé de tous les autres…

Son visage se balafra d’une grimace qui se voulait être un sourire et ses yeux s’enfoncèrent un peu plus dans leurs orbites. Jorge jubilait, et si sa religion ne lui avait pas interdit, il se serait laissé aller à s’esclaffer. Mais en grand adversaire du rire, il s’abstint de se prêter à l’exercice qu’il condamnait. Pas question pour lui de ressembler aux imbéciles qui en usaient.

Il resta donc fidèle à sa devise « Le rire est un souffle diabolique qui fait ressembler l’homme au singe. Seul rit le crétin » et n’esquissa que ce rictus machiavélique qui le caractérisait tant.

Dépourvu de toute empathie pour l’homme, il ne vivait que pour Dieu, pour son image et pour sa parole. Mais il est difficile de rire d’une idole dès lors qu’elle est sacralisée, et Jorge s’était senti offensé en lisant le récit de la « Coena Cypriani », parodie du dernier repas pascal de Jésus.

Occultant l’intention initiale du texte écrit au Moyen-Âge – période où la culture du rire et de la dérision était courante – il le considéra comme étant une profanation de la scène biblique. A ses yeux, l’ouvrage n’était qu’irrévérence, blasphème et sacrilège.

Ne pouvant châtier son auteur parti depuis longtemps, il décida d’assouvir sa vengeance en punissant toute personne manifestant de l’intérêt pour le texte impie.

Il mit donc en vente une copie du récit sur le site eBay. Pour ralentir l’enquête qui le mènerait jusqu’à lui, il opta pour le paiement à réception. La livraison n’ayant jamais lieu, il n’y aurait pas trace de transaction. Dès la mise en ligne de l’annonce, les commandes affluèrent et son plan démoniaque s’avéra prometteur. Les rouages de son piège étaient bien huilés et d’une efficacité implacable. Pour recevoir le livre, l’acheteur indiquait ses coordonnées. Jorge lui envoyait alors par voie postale, un courrier écrit de sa plus belle plume…et imbibé d’un poison mortel. Dès que le destinataire sortait la lettre de l’enveloppe, ses doigts impatients se trouvaient imprégnés du produit fatal qui faisait son effet en quelques heures. Jorge se trouvait ainsi dispensé d’effectuer la livraison.

L’astuce était doublement judicieuse. Quand bien même un enquêteur zélé parvenait à faire un rapprochement entre la victime et son achat, il était dans l’impossibilité de trouver l’objet de l’acquisition. Ainsi le doute planait – la main de Dieu s’abattait-elle sur les pauvres pécheurs ? – et le mystère s’épaississait.

Sa stratégie avait si bien fonctionné qu’il avait envoyé quelques 2 500 courriers en trois mois (près de 28 par jours !) et que le monde s’était vu épuré d’autant de personnes abjectes.

Sa vengeance étant satisfaite, Jorge avait cessé d’envoyer ses missives. Cela faisait un an et l’enquête piétinait toujours sans parvenir à mener jusqu’à lui. Peu lui importait d’ailleurs, la liberté physique ayant à ses yeux une valeur toute relative. Pour autant sa mission avait un arrière-goût « d’inachevé », sans qu’il puisse en identifier la raison. Ce n’est qu’en entendant Guillaume de Basvilleker justifier les intentions de l’auteur de la « Coena Cypriani », et par là-même celles des acquéreurs de son récit, qu’il comprit la cause de son insatisfaction. Il décida donc d’agir une dernière fois, et écrivit un courrier explicatif – et fatal – à Guillaume de Basvilleker.

Il se leva, prit une feuille blanche et relata l’histoire vraie du « livre tueur ». Il mit ses gants, introduisit dans l’enveloppe la lettre aspergée de liquide mortel et la posa sur son bureau avec l’intention de la poster au plus vite. Puis il retira ses gants et les jeta.

Ce faisant, il pensa au courrier reçu le matin même, qu’il avait posé sans l’ouvrir sur la poutre de la cheminée. Il s’en empara et fut attiré par un pli qui attisa sa curiosité : « Guillaume » était indiqué en face de l’expéditeur.

Il l’ouvrit avec impatience et en lut le contenu :

« Puisque le rire est le propre de l’homme, tu dois être le diable. Tu apprécieras donc, j’en suis sûr, le billet pour l’enfer que tu tiens entre les doigts et qui a pour dessein de te renvoyer chez toi… C’est un aller sans retour : je te l’offre avec plaisir pour que justice soit rendue ».

Guillaume de Basvilleker

De rage, Jorge réduisit la lettre en une boule de papier froissé qu’il jeta dans le foyer allumé de sa cheminée, détruisant ainsi l’unique preuve de son assassinat.

Juste avant de mourir, Jorge esquissa une dernière fois la grimace machiavélique qui lui allait si bien.

 

© Jos Gonçalves le 19 octobre 2018

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Entre ciel et terre

ENTRE CIEL ET TERRE est mon deuxième roman. Je l’ai édité en juin 2017 !

Laetitia, décide d’enquêter sur l’accident qui a provoqué le coma de sa mère tandis que cette dernière repense aux événements qui l’ont menée à ce drame.

Tout au long de ce roman à deux voix, mère et fille doivent apprendre à communiquer sans se parler.

L’interaction et l’évolution des deux femmes guideront Laetitia jusqu’à la clé de l’énigme, mais Hélène parviendra-t-elle à sortir de son état végétatif ?


A mi-chemin entre policier et thriller, ce récit palpitant, jalonné de rebondissements et de coups de théâtre, capte l’attention du lecteur jusqu’à son dénouement.

 


Comment est né « Entre ciel et terre » ?

« Entre ciel et terre » est mon deuxième roman. J’en ai commencé l’écriture en 2014, soit deux ans après la parution de « Les bras sans montre ».

L’idée principale me trottait dans la tête depuis quelques semaines déjà et le fil conducteur de l’histoire était clair dans mon esprit. J’avais rédigé quelques pages – vraiment très peu – et puis … plus rien ! La procrastination me tétanisait !
Etait-ce la conscience d’écrire pour être lu – que je n’avais pas pour le premier – qui me mettait la pression ? Ou la peur de faire moins bien et de décevoir ?

Je commençais à croire que l’aventure allait être écourtée quand j’ai découvert le MOOC « Ecrire une fiction » de David Meulemans, produit par Draftquest via la plateforme Neodemia.

Si je connaissais déjà l’existence de ces « cours en ligne ouverts aux masses », l’objectif de celui-ci attisa tout particulièrement mon intérêt : permettre aux participants de rédiger en 8 semaines un premier jet de roman. Par le biais de vidéos présentées chaque samedi, les points suivants devaient être abordés :

1. La procrastination
2. L’improvisation
3. L’histoire
4. Les scènes
5. Les personnages
6. La narration
7. Les genres
8. La critique

A la lecture du programme, je compris aussitôt que ce MOOC était fait pour moi et sans hésitation je me suis lancée dans l’aventure.
Grâce aux précieux conseils de David, à ses maximes quotidiennes et avisées, et aux outils mis à ma disposition pour interagir avec les autres participants, ma plume s’est à nouveau libérée.

Durant cette période, je me suis attelée aux exercices hebdomadaires – souvent soumis à l’ensemble de la communauté du cours – et me suis attachée à écrire tous les jours…

Le MOOC a tenu ses promesses – merci David Meulemans – et à la fin des 8 semaines, l’objectif était atteint : le premier jet de « Entre ciel et terre » était finalisé !

Bien sûr le plus gros du travail restait à faire, celui de la relecture et de la réécriture. Cette étape primordiale m’a permis d’alléger le texte en faisant des coupes (un vrai crève-cœur !) ou des modifications radicales et de corriger le style en détail en faisant la chasse au adverbes et adjectifs inutiles. Elle a été longue, fastidieuse mais nécessaire.

Fin 2015 mon roman était terminé. Restait à l’éditer ! Je l’ai donc tout naturellement envoyé à l’éditeur de mon premier roman qui a accepté de le publier après passage en comité de lecture. Pourtant, si je ne peux pas dire que je suis mécontente de sa prestation, force est de constater que les exemplaires de « Les bras sans montre » qui ont été vendus, l’ont été par mes propres moyens.

La question de l’intérêt de passer par l’intermédiaire d’une maison d’édition s’est donc posée. J’ai donc tenté ma chance auprès des maisons d’édition « traditionnelles »; sans succès malheureusement… Et un an après j’en étais au même stade.

Je ne me suis néanmoins pas découragée et après un moment d’hésitation j’ai décidé de l’éditer par mes propres moyens.

J’ai fait la demande d’ISBN auprès de l’AFNIL, transformé mon texte au format livre, trouvé une photo, et « fabriqué » – avec l’aide d’Anne-Marie que je remercie ici – une couverture et une quatrième de couverture au gabarit adéquat. Enfin, j’ai envoyé le document ainsi finalisé à une imprimerie (Merci à Philippe et Aline !)…et une semaine après, mon second « bébé » m’était livré !

Alors bien sûr, s’éditer soi-même a ses contraintes. Je dois parler de mon livre autour de moi et surtout trouver un moyen de distribution. Vous pouvez me le commander par mail en allant sur ma page contact

Jos Gonçalves

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Les bras sans montre

LES BRAS SANS MONTRE est mon premier roman. Il a été édité en 2012.

— Max, Max, réponds nom d’un chien! Johan appelait son pote plus pour se rassurer que dans l’attente d’une réponse et tentait ainsi de reculer le plus possible l’inéluctable réalité…

Toujours pas de réponse. Ne restait plus qu’une pièce dont la porte était fermée. La chambre. Il hésita une fraction de seconde, se gratta la tête, puis sans plus attendre, décida qu’il était temps, quoi qu’il se tramât derrière cette porte, de l’ouvrir et de pénétrer dans la pièce.

Il entra donc et ne fut pas surpris de trouver Max sur le lit, allongé sur le dos. Il paraissait dormir, mais à mieux y regarder, il constata qu’il ne respirait pas. Habillé comme s’il allait sortir, Max ne semblait pas avoir souffert lors de son dernier voyage… Au contraire, il avait l’air de quelqu’un voulant faire une dernière blague. Une blague un peu lourde comme il aimait les faire; une de ces blagues qu’il affectionnait mais dont le principal défaut était de manquer de finesse, de subtilité… Max était parti, avec un petit sourire – un rictus? – qui lui donnait l’air de dire à celui qui le découvrirait: « Je t’ai bien eu! ».


Appelé à enquêter sur la mort de Max, Rémi Dutel, inspecteur divisionnaire, est persuadé qu’il va boucler rapidement cette affaire qui lui semble somme toute « banale ».
C’est sans compter sur la découverte d’un tueur en série dont les agissements ressemblent à s’y méprendre à ceux d’un justicier.

Devancé à plusieurs reprises par le vengeur, Rémi parviendra-t-il enfin à stopper le tueur fou et à élucider du même coup la mort de Max ?

Mais le coupable est-il toujours celui que l’on croit ?


Comment est né « Les bras sans montre » ?

Les bras sans montre est mon premier roman…et mon premier contact avec l’écriture.

Il a pris forme alors que j’étais dans une période – fréquente  parait-il à l’approche de la cinquantaine – de « flottement » et de questionnement. J’avais mon travail, ma famille, mes amis mais je ressentais un vide, un manque, l’impression de perdre mon temps et la sensation désagréable de passer à côté de quelque chose…

L’envie d’écrire une histoire m’a effleuré et dans un premier temps, m’a paru illusoire. Puis l’idée a germé, ne m’a plus quitté et m’est apparue comme une évidence.

Après tout, qui ne tente rien….

Dès lors tout s’est enchaîné. L’inspiration étant au rendez-vous, l’essentiel restait à faire : l’exercice même de l’écriture.  Je suis incapable d’expliquer le mécanisme qui s’est mis en place, je ne peux que faire ce constat : je me suis installée devant mon écran et le processus s’est mis en marche. Et alors que je n’avais jamais écrit – pas même un petit texte – j’étais happée par mon histoire et les mots s’enchaînaient et entraînaient mes doigts sur le clavier de ma tablette. Je pensais à mes personnages à chaque instant, peaufinais leur portrait, leur rôle. Ils m’accompagnaient toute la semaine et prenaient vie sous ma plume quand le week end arrivait. Petit à petit un rythme s’est imposé : La semaine était le moment de « macération », de réflexion et de construction qui me permettait le week-end de libérer ma plume.

Le premier pas était franchi : j’osai écrire !

Au bout de quelques chapitres, j’ai commencé à parler de ma passion à mes proches. Ceux qui me connaissent vous diront que je suis d’une nature plutôt franche et que je n’apprécie guère les flatteries. Quand certaines personnes se sont proposées pour me lire, j’ai accepté sous la condition d’avoir un retour sincère et objectif (du moins le plus possible). C’est je crois, ce qu’ils ont fait. J’avais donc chaque lundi, 2 lecteurs impatients – me disaient-ils – de découvrir la suite  et l’évolution de mon histoire.

La seconde étape se mettait en place : j’osai me faire lire !

Au bout d’une dizaine de mois, je mis le point final à mon livre. Il était temps pour moi de passer au  travail de relecture et de réécriture. Si chaque dimanche j’avais corrigé les pages écrites le week-end précédent, cela n’était pas suffisant et cette étape, si elle est longue et fastidieuse, n’en est pas moins nécessaire. Elle permet, au-delà des fautes d’orthographe, de typologie et de syntaxe, de mettre en évidence les éventuelles incohérences et les erreurs d’enchaînement.

Ce travail étant fait, encouragée par l’enthousiasme de mes 2 lecteurs, j’imprimai une dizaine d’exemplaires en format livre pour le soumettre à l’avis d’un plus grand nombre de personnes.

Puis tout alla très vite. Certains de ces nouveaux lecteurs convaincus qu’il fallait que je le fasse éditer, arrivèrent à me persuader.

Après tout, qui ne tente rien…

En surfant sur internet pour trouver des informations sur la marche à suivre, j’ai découvert le site de la Société des écrivains – maison d’édition – et envoyé mon manuscrit. Trois semaines plus tard je recevais un message m’informant que mon manuscrit avait l’avis favorable du comité de lecture et en pièce jointe, un contrat d’édition ! Inutile, je pense, de vous décrire ma joie.

Pourtant, à la lecture du contrat, la déception fut grande. On me proposait bien l’édition de mon livre mais en contrepartie d’une somme qui me paraissait trop conséquente. Je ne connaissais pas du tout le monde de l’édition et n’avais jamais pensé que l’on pouvait payer pour se faire éditer ! (J’ai su plus tard que cette pratique n’est pas exceptionnelle).
Je reconnais ne pas avoir compris à quoi correspondait le montant demandé, d’autant que mon livre allait être imprimé à la demande, c’est-à-dire au fur-et-à-mesure des commandes passées sur le site : la prise de risque était donc minime. En poussant plus loin la réflexion, j’en vins à penser que mon livre ne leur avait peut-être même pas plu et que ce genre de contrat était automatiquement proposé à tous ceux qui envoyaient leur manuscrit. Ainsi ils étaient gagnants dans tous les cas : le livre ne leur coûtait rien tant qu’il n’était pas commandé et ils touchaient au moins la somme réclamée à la signature du contrat.

En résumé, si le livre se vendait tant mieux, dans le cas contraire ils ne perdaient pas d’argent…

J’ai donc décliné l’offre en expliquant – au risque de paraître présomptueuse – que je ne souhaitais pas payer pour être éditée : soit mon livre était assez bon pour être publié, soit il ne l’était pas.

Fin d’un beau rêve, me direz-vous…à vous d’en juger :

Trois mois plus tard, j’ai reçu un mail d’une filiale du groupe, m’expliquant que mon manuscrit leur avait été transmis, qu’il était à nouveau passé en comité de lecture et qu’un nouveau contrat m’était proposé…gratuit cette fois.

L’aventure pouvait commencer !


Et pour l’acheter, c’est par ici :

Les bras sans montre sur Amazon

Les bras sans montre – Chez « Mon Petit Editeur »

 

Jos Gonçalves

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Genèse d’une histoire

Mercredi ! Je bois mon café et allume mon ordinateur. Chaque semaine depuis deux ans, je participe
à l’atelier d’écriture en ligne « une photo quelques mots ». J’ai hâte de découvrir la photo à partir de
laquelle il me faudra écrire un texte d’une page maximum (nouvelle, poème, conte, haïku…).

L’image apparait enfin : sur une plage de sable fin, une jeune fille danse. Elle cambre le buste, étire
loin derrière elle ses bras fins et délicats, dirige vers le ciel les paumes de ses mains et élance sa
jambe gauche en avant, dans un geste gracieux. Sous l’effet de ses mouvements, le sable tournoie
autour d’elle et ses vêtements ondulent sur son corps.

Spontanément, je commence à noter les mots qui me viennent à l’esprit :
« Corps, mouvement, expression corporelle, déplacement, mobilité, communication, liberté,
musique ».
Je les relis et sans que comprendre pourquoi, je ressens le besoin de prendre le contre-pied de ce
qu’ils m’évoquent.
Je note alors le contraire des termes que je viens de lister :
« Immobilité, carcan, dépendance, silence, isolement, atonie, handicap physique, emprisonnement ».
Simultanément, une idée commence à germer dans mon esprit. Et si je parlais d’une jeune fille qui ne
peut pas danser ! Mes doigts s’activent sur mon clavier.
« Une jeune fille handicapée qui rêve chaque nuit qu’elle danse sur la plage, parvient à réaliser son
rêve ».
Je sens que je tiens là une idée. Il me faut encore la construire, la développer, car si mon texte doit
être court, il doit aussi être cohérent et structuré.
Comment présenter la jeune fille, parler de son rêve et faire en sorte qu’il devienne réalisable ? Ma
concentration est extrême, je cherche le contexte qui donnera de la substance à mon histoire, le fil
conducteur qui la rendra vraisemblable. Trop d’idées – certaines bonnes, d’autres mauvaises – se
succèdent et m’embrouillent.
Aussitôt, je les note toutes, les relis, barrent celles qui ne me conviennent pas et fini par structurer
succinctement mon histoire.
1-Description du personnage : Léa, étudiante, handicapée physique
2-Contexte : doit rédiger un devoir de français selon cette consigne « Relatez un de vos rêves et
faites ressortir les points démontrant qu’il peut être, en partie, réalisé ». / Ressenti de Léa
3-Développement : description du rêve et de l’état d’esprit de Léa
4-Elément déclencheur et chute : visionnage d’un spectacle de danse : l’un des danseurs est en
fauteuil roulant / C’est une révélation pour Léa.

Je relève la tête de mon écran, heureuse d’avoir avancé mais fatiguée d’avoir trop pensé.
Pause : il faut que tout cela murisse et macère dans ma tête.

Le lendemain je me remets au travail. Depuis la veille, j’ai peaufiné mon idée et son articulation.
L’histoire a pris forme dans ma tête. Je peux commencer à écrire. Mes doigts s’actionnent avec
énergie sur mon clavier. Dès lors plus rien ne compte, aucun son, aucun mouvement ne peut me
perturber ; aucune autre pensée que celle de mon personnage n’occupe mon esprit.
Pendant deux heures je m’immerge dans le monde de Léa. Je la fais vivre, rêver, ressentir. Je la fais
naître et grandir. Enfin j’arrive au point final de mon histoire. Je me relis plusieurs fois et décide de
prendre le temps de déjeuner. Cela me permettra aussi de prendre du recul sur le texte avant de le
retravailler.

Une heure après je suis à nouveau derrière mon écran.
Je modifie des mots, en change de place, restructure les phrases, allège des passages, en détaille
d’autres. J’ajoute des virgules, en retire, corrige les fautes, revois la syntaxe. Puis je lis et relis
maintes fois mon texte à voix haute pour m’assurer de sa fluidité, de son rythme et de sa mélodie.
Enfin il me convient ! Je le valide et le transmets à l’animatrice de l’atelier. Le voici :

Si tu veux danser, alors danse !

Assise à son bureau, Léa mâchouille son stylo en relisant son exercice de français.
« Relatez un de vos rêves et faites ressortir les points démontrant qu’il peut être, en partie, réalisé
».
Léa soupire. Son rêve est irréalisable, elle ne respectera pas la consigne.
Elle commence néanmoins son devoir, persuadée que son professeur en comprendra le caractère
onirique.

Je suis sur la plage avec mes amis. Nous sommes assis sur le sable en demi-cercle et écoutons de la
musique. Elle passe, repasse, et se répète en boucle jusqu’à ce que je cède à la pression de mes amis
qui m’exhortent de me lever. Je leur dis que je ne peux pas, qu’ils savent que mon état ne me le
permet pas, mais ils nient l’évidence et rejettent mes arguments. Ils insistent tant et si bien que je
tente de me hisser hors de mon fauteuil roulant. Et ça marche ! Debout face à eux je commence à me
balancer timidement sur mes deux jambes. Entrainée par le rythme de la musique, j’oublie leur
présence. Mes mouvements deviennent spontanés, amples et harmonieux. Devenu souple, mon corps
se libère, s’étire et me procure une sensation si nouvelle, un sentiment de liberté tel, que bientôt les
battements de mon cœur s’emballent…et que je me réveille !

Léa relève la tête. Elle se sent mal. L’évocation de son rêve ravive une douleur qu’elle tente
d’étouffer chaque jour depuis sa naissance.
A ce moment précis, elle entend crier sa mère.
– Léa ! Viens vite ! C’est…SUPERBE !
Elle défait les freins de son fauteuil et roule jusqu’au salon. Elle voit d’abord ses parents figés devant
le téléviseur. Puis elle entend la musique et regarde l’écran. Le spectacle qu’elle découvre alors lui
coupe le souffle : deux danseurs, dont un en fauteuil roulant, évoluent ensemble et exécutent une
chorégraphie incroyable de beauté et de fluidité. Le fauteuil virevolte, se cabre, glisse lentement ou
prend de la vitesse au gré du rythme qu’il suit. L’harmonie des deux artistes est parfaite, leur
complicité bouleversante.
Quand arrive la dernière note, le public se lève d’un bloc pour les ovationner.
Léa est subjuguée. Un sentiment nouveau – mélange de soulagement et de détermination – l’envahit.
Elle sait qu’elle va pouvoir réaliser son rêve.

© Jos Gonçalves le 4 octobre 2018

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Un rêve salvateur

Jos ne parvenait pas à s’endormir. Ses idées noires tournaient en boucle dans sa tête.

Tout avait bien commencé pourtant. L’idée de roman qu’elle avait eu quelques mois plus tôt, l’avait
plongée dans un état euphorique. Elle avait imaginé l’histoire, les situations et les personnages, et
son esprit avait bouillonné d’inspiration.
Mais les jours s’étaient écoulés au rythme des feuilles blanches et Jos s’était rendue à l’évidence :
l’ampleur de la tâche la rendait fébrile et occultait toutes ses facultés. Elle manquait de méthode, ses
idées restaient improductives et le temps lui faisait défaut. Elle avait cru résoudre une partie du
problème en arrêtant de travailler, mais rien n’avait changé.
Ce soir-là, Jos avait compris que la cause de son manque de créativité n’était pas tant l’absence de
temps que l’usage qu’elle en faisait. Elle en était là quand le sommeil l’emporta et la transporta dans
le monde des songes. La porte de son rêve s’ouvrit comme une invitation, et Jos entra lentement.
L’endroit était clair et lumineux. Une musique aux notes apaisantes émergeait de nulle part.
Aucun autre son ne venait en entacher l’harmonie. Tandis qu’elle avançait, un coussin ouaté vint à
elle et la convia à s’assoir. Elle s’y installa, évolua en état d’apesanteur et gravita vers le centre de la pièce.
Puis la lumière déclina jusqu’à ne plus être et la musique s’arrêta. Les images de ses journées apparurent
alors sur un grand écran blanc.
Les yeux rivés sur son ordinateur, Jos surfait sur les réseaux sociaux, laissait de nombreux
commentaires et en recevait tout autant. Simultanément, elle regardait la télévision et répondait au
téléphone.
La scène fut courte, s’arrêta net puis disparut au profit d’une première injonction :
TU NE T’EPARPILLERAS POINT !
Aussi vite qu’il était apparu, le commandement s’évapora et laissa place au défilé des états d’âme de
Jos : indécision, manque d’organisation et de confiance apparurent sous forme de scénettes. Elle
hésitait à se mettre au travail, tergiversait sur le lieu, le moment et la manière d’entreprendre son
projet.
A la fin de la représentation, apparut la deuxième injonction : TON TEMPS TU ORGANISERAS !
Se succédèrent ainsi les reflets du quotidien et du comportement de Jos. Chacun d’eux était ponctué
d’une nouvelle sommation.
Son manque de force et de courage fut prétexte à l’ordre suivant : A L’ACTION TU PASSERAS !
Le peu d’exaltation et de fermeté dont elle faisait preuve donna lieu à cette consigne :
ENTHOUSIASME ET CONSTANCE TU AURAS !
Enfin l’absence de volonté mise au service de son intention fut l’objet de la dernière injonction :
ENERGIE TU GARDERAS !
Un smiley exécutant un clin d’œil apparut alors et s’éclipsa au profit de l’ultime recommandation :
AU TRAVAIL !
L’écran s’éteignit et la pièce inondée de silence plongea dans le noir complet.
Le nuage se mit en mouvement, mena Jos à la porte de son rêve, lui en fit passer le seuil et l’invita à
sombrer dans un sommeil réparateur.Quand Jos se réveilla il n’était que huit heures. Elle avait peu dormi mais sentait en elle une nouvelle
détermination. Elle se leva, s’installa à son bureau et réfléchit un instant.
Que lui manquait-il pour faire aboutir son projet ? Elle avait l’idée et le temps. Il lui suffisait de
maîtriser ce temps et de mettre son énergie au service de son objectif.
Elle nota ce qu’elle faisait de ses journées. En inscrivant les mots « téléphone », « télévision » et
« ordinateur » elle prit conscience des heures consacrées à autre chose qu’à son projet. Il lui fallait
faire le deuil de ses habitudes. Elle débrancha la télévision, mit son portable en mode silencieux et
son ordinateur hors connexion.
Puis elle décida d’organiser le temps qu’elle venait de dégager.
Six heures d’écriture quotidienne lui parurent raisonnables. Elle les organisa en trois séances dédiées
à l’écriture, à la relecture et à la documentation. Le dimanche et le lundi seraient ses deux jours de
relâche hebdomadaire.
Malgré l’ampleur que prenait sa tâche elle lui parut plus accessible. Il suffisait de s’y tenir et surtout
de s’y mettre !
Elle relut ses notes et se sentit confiante, motivée et enthousiaste. Elle ressentit une énergie nouvelle
qu’elle était décidée à entretenir tant qu’il le faudrait pour mettre le point final à son roman. Elle se
dandina sur sa chaise, remua rapidement ses doigts au-dessus de son clavier tel un pianiste
s’apprêtant à jouer de son instrument et décida de décrire l’idée générale de son récit. Le rythme de
frape s’intensifia, sa concentration aussi. Aucun son, aucun mouvement n’aurait pu la perturber,
aucune autre pensée n’occupait son esprit. Elle fit le plan de son histoire et réalisa la fiche de ses
personnages. Ses mains ne furent plus que l’instrument de son imaginaire, de sa pensée, l’outil qui
lui permettait de planter le décor de son histoire.Quand elle releva la tête de son écran, elle se sentait épuisée et s’étira.
La raideur de sa nuque n’avait d’égal que la douleur de son dos. Elle regarda l’heure : dix-sept
heures ! Pendant des heures elle s’était projetée dans le temps et s’était détachée de sa propre vie.
Elle se leva, caressa ses tempes endolories et massa ses doigts devenus rigides. Elle étendit son cou
et arrondit son dos pour les assouplir et abandonna le personnage qu’elle incarnait depuis des
heures.
Elle était heureuse. Heureuse d’avoir créé, de s’être surpassée, d’avoir franchi la barrière qui hier
encore lui paraissait insurmontable. Elle comprenait enfin que si son roman n’en était qu’aux
premiers balbutiements, il avait des chances de voir le jour si selle se mettait au travail.Jos sortit sur la terrasse pour se dégourdir les jambes et admirer le soleil. Seuls deux nuages
évoluaient sur le fond bleu du ciel.
Quand elle les regarda de plus près, elle n’en crut pas ses yeux. Le premier se transformait en un
smiley exécutant un clin d’œil complice et le deuxième formait un mot qu’elle savait lui être destiné :BRAVO !

© Jos Gonçalves le 18 septembre 2018

 

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Bonjour tout le monde !

Bonjour à tous et bienvenue !

Auteure de deux romans « Les bras sans montre » chez Mon Petit Editeur et « Entre ciel et terre », autoédité, je me suis lancée dans l’écriture à cinquante ans.

C’est donc sur le tard que je me suis essayée à cet exercice et cela fait sept ans que je ne peux plus m’en passer.

Depuis deux ans et demie, je participe chaque semaine à un atelier d’écriture en ligne.

J’ai créé un blog https://josplume.wordpress.com/ il y a un peu plus d’un an maintenant sur lequel je publie mes textes et présente mes deux livres.

Enfin je commence à travailler sur un troisième roman…

En « congés mobilité » depuis le 1er juillet 2018, c’est à loisir que je peux donner libre cours à ma plume pour mettre en œuvre mon projet et me consacrer pleinement à la 2ème année de formation d’écrivain dispensée par L’Esprit Livre. Au vu de ce que j’y ai appris en seulement 5 semaines, nul doute que les prochains conseils d’écriture de Jocelyne Barbas m’aideront à me perfectionner.

Pour l’heure, je tente de répondre au mieux à ses consignes et de les suivre à la lettre.

Voilà ! Il ne me reste plus qu’à vous remercier d’être passé sur mon blog… et d’y revenir souvent !

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